Extraits de cet ebook

Tu as peut-être déjà tenté des méthodes qui te faisaient te sentir en échec chaque fois que tu ne les suivais pas à la lettre. Ici, il n’existe ni bonne ni mauvaise façon de faire. Il n’y a que ce qui résonne pour toi, aujourd’hui, dans cette situation précise.

Un protocole pour apaiser une crise d’anxiété ?Il existe. Mais il ne doit pas ressembler à une recette de cuisine. Il doit être aussi naturel que d’ouvrir une fenêtre quand l’air devient pesant. Ces outils ont été conçus pour s’adapter à toi, et non l’inverse.

Les recherches en psychologie cognitive démontrent que la pression constante pour « faire mieux » aggrave précisément ce que l’on cherche à réduire. Ce guide rejette cette logique. Il te propose plutôt de voir tes limites comme des signaux utiles, non comme des défauts.

Quand tu dis non, quand tu repousses une tâche, quand tu prends deux minutes pour regarder par la fenêtre — ce ne sont pas des échecs. Ce sont des actes de résilience. Et chaque fois que tu agis ainsi, tu réécris doucement ton rapport à toi-même.

Les solutions proposées ici ne demandent ni budget ni temps supplémentaire. Elles se glissent naturellement dans les interstices de ta journée : en attendant ton enfant à la sortie de l’école, en marchant jusqu’à la voiture, en te brossant les dents. Elles s’appuient sur des données fiables — des expériences cliniques, des essais contrôlés, des témoignages recueillis auprès de milliers de femmes — mais elles sont présentées sans académisme. Tu n’as pas besoin d’être experte pour les utiliser. Tu as juste besoin d’être humaine.

Et si tu oublies l’une d’elles ? Ce n’est pas grave. Ce n’est pas un test. C’est un accompagnement. Les prochains chapitres te guideront vers des pratiques encore plus fines, toujours aussi accessibles. Tu apprendras à écouter ton corps sans le juger, à poser des limites sans te sentir égoïste, à créer un espace intérieur où la paix n’est plus un objectif lointain, mais une présence quotidienne. Tu n’es pas en train de réparer quelque chose de cassé. Tu es en train de retrouver ce qui était déjà là : ta capacité naturelle à être bien, même au milieu du chaos.

Alors respire. Juste une fois. Maintenant. Tu as tout ce qu’il te faut.

à suivre .....

Extrait page 5

Quand une tension monte sans raison apparente, ce n’est pas un caprice. C’est ton corps qui te parle, doucement mais fermement, avec des signaux que tu as appris à ignorer. Tu n’es pas trop sensible. Ton système réagit à des situations répétées, souvent invisibles pour les autres. Tu n’es pas seule dans cette course. Une étude menée sur plus de 12 000 femmes a montré que les micropressions quotidiennes — un regard croisé, un message non lu, un silence trop long — accumulent une charge bien plus lourde qu’on ne le pense. Ces gestes anodins, ces attentes non dites, forment un tissu invisible qui te pèse sans que tu saches pourquoi.

La clé, ce n’est pas d’arrêter tout, mais de commencer à observer. Pas avec un regard critique, mais comme une amie qui te regarde avec bienveillance. Note simplement : quand as tu ressenti ce poids pour la première fois aujourd’hui ? Était-ce en entendant la voix de quelqu’un ?

En voyant ton téléphone s’allumer ? En te disant que tu devrais déjà avoir tout fait ? Ces instants ne sont pas anodins. Ils sont des indices précieux. Tu n’as pas besoin de comprendre tout de suite pourquoi ils te touchent. Il suffit de les repérer. Comme si tu cartographiais un paysage intérieur que personne d’autre ne voit. Chaque fois que tu le fais, tu reprends un peu de pouvoir.

Certaines de ces situations viennent de l’extérieur : un emploi du temps débordé, une conversation tendue, un environnement bruyant. D’autres naissent en toi : cette voix intérieure qui murmure que tu n’es pas assez, que tu devrais faire mieux, que tu as déjà échoué avant même d’avoir commencé. Ce n’est pas une faiblesse. C’est un héritage culturel, social ou familial que beaucoup portent sans le savoir. Des recherches en psychologie cognitive montrent que ces pensées automatiques s’enracinent souvent dans des schémas appris très tôt — et qu’elles peuvent être désactivées, lentement mais sûrement, par la simple prise de conscience.

Ne cherche pas à les éliminer. Cherche plutôt à les nommer. Un carnet, même minuscule, peut devenir ton allié. Pas pour les analyser en profondeur — juste pour les noter comme on note la pluie sur une fenêtre. Aujourd’hui, j’ai ressenti ça après avoir parlé à ma mère. Hier, c’était en voyant la pile de linge. Avant-hier, c’était en lisant un message qui ne disait rien mais qui m’a fait trembler. Avec le temps, des motifs apparaissent. Des lieux. Des personnes. Des moments de la journée. Ce n’est pas du fatalisme. C’est de la stratégie. Quand tu sais où se cachent tes points faibles, tu peux les contourner. Ou mieux encore : les transformer en repères de sécurité.

à suivre ......

Extrait page 12