La violence de genre et la sécurité
Cet article explore le lien entre violence de genre et sécurité au quotidien, en s’adressant aux femmes. Il présente des chiffres clés, souligne les multiples formes de cette violence (physique, psychologique, numérique) et met en avant les ressources et actions collectives pour protéger et prévenir
John Mailly
1/14/20262 min read


La violence de genre et la sécurité : un enjeu vital pour les femmes
La violence de genre reste l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près d’1 femme sur 3 a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie — principalement de la part d’un partenaire intime. En France, les chiffres de l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) révèlent que plus de 200 000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année. Ces données ne sont pas seulement statistiques : elles traduisent un vécu quotidien de peur, d’insécurité et de souffrance silencieuse.
Sécurité physique et sécurité psychologique
La notion de sécurité va bien au-delà de l’absence d’agression. Elle inclut le droit de se déplacer librement, de s’exprimer sans crainte, et de vivre dans un environnement respectueux. Pourtant, de nombreuses femmes adaptent leurs comportements — éviter certaines rues, limiter leurs sorties, vérifier constamment leur environnement — comme autant de stratégies de survie face à un risque omniprésent.
La violence de genre ne se limite pas aux coups : elle englobe aussi le harcèlement, le contrôle psychologique, les menaces, les discriminations ou encore le cyberharcèlement. Toutes ces formes sapent la confiance en soi et l’autonomie, créant un climat d’insécurité intérieure profonde.
Agir pour plus de sécurité collective
Heureusement, la prise de conscience progresse. Des dispositifs comme le numéro d’urgence 3919 en France, les ordonnances de protection, ou encore les « bracelets anti-rapprochement » visent à renforcer la protection. Par ailleurs, des associations comme FNCIDFF, La Maison des Femmes ou SOS Femmes offrent écoute, accompagnement juridique et hébergement d’urgence.
Mais la prévention reste essentielle. L’éducation à l’égalité, la déconstruction des stéréotypes de genre dès l’école, et la sensibilisation des hommes sont des leviers puissants pour changer les mentalités. Chaque femme mérite de se sentir en sécurité — chez elle, dans la rue, au travail, en ligne.
En résumé, la violence de genre n’est ni une fatalité ni une affaire privée. C’est un enjeu de société qui exige une réponse collective. Parce que la sécurité, c’est aussi la liberté. Et cette liberté, toutes les femmes y ont droit.
Sources : OMS (2021), ONDRP (2024), Ministère de l’Intérieur (France), FNCIDFF.
Bien Etre Editions
Découvrez nos merveilleux ebooks sur la santé et le bien-être.
email :
© 2025. All rights reserved.
Siret 331 081 372 France
